Inquiétudes pour la prochaine rentrée scolaire en Seine-et-Marne
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- 16-02-2012
- Education
Enseignants et parents d’élève ont manifesté hier, devant la Préfecture de Melun.
Enseignants et parents d’élèves ont manifesté hier, devant la préfecture de Melun et en présence de plusieurs conseillers généraux de la majorité départementale, leur inquiétude pour la prochaine rentrée scolaire.
L’Inspection Académique a en effet précisé, à l’occasion de la réunion du Conseil départemental de l’Education nationale, dans quelles conditions s’exercerait la prochaine rentrée scolaire en Seine-et-Marne : suppressions de 39 postes d’enseignants, fermetures de classe, diminution de 2000 heures de la dotation horaire globale dans les collèges, suppression de 58 postes d’enseignants de Rased (Réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté)… .
Suite à ces annonces, Marie Richard, Vice-présidente du Conseil général, en charge de l’Education et de l’enseignement supérieur, fait part de son inquiétude et de sa colère :
« Depuis 2007, 80 000 postes ont disparu au plan national. En 2012, de nouvelles suppressions sont programmées en Seine-et-Marne, 29 dans le 1er degré et 10 dans les collèges alors même que nous savons déjà que les effectifs vont progresser dans notre département de 979 élèves en 1er degré et de 1 050 en collège. Le service public d’éducation est sacrifié au nom de l’application systématique de la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Une gestion purement comptable des moyens humains et matériels dédiés à l’Ecole de la République fait désormais office de politique éducative. Application d’autant plus absurde qu’on diminue les moyens là où les effectifs scolaires augmentent de façon importante, comme en Seine-et-Marne ».
Considérant les besoins et les attentes fortes des Seine-et-Marnais qui se sont exprimés lors des Assises de la réussite des collégiens en décembre dernier, la dégradation continue du service public d’éducation sur notre territoire et les non remplacements massifs, les élus de la majorité départementale, exigent du gouvernement :
- un moratoire sur ces suppressions de postes qui aboutiront à affaiblir davantage la qualité des moyens que la France accorde à son Ecole, développeront les inégalités sociales et compromettront l’avenir de nos jeunes et à terme la compétitivité de la France.
- un plan de rattrapage pour que la Seine-et-Marne soit enfin dotée de moyens qui tiennent compte de la spécificité de sa situation et que les réponses qualitatives et quantitatives nécessaires soient enfin mise en œuvre pour que les jeunes seine-et-marnais bénéficient des moyens indispensables à la réussite de leur parcours scolaire, moyens qui leur font actuellement durablement défaut .













