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A l'écoute des besoins des Seine-et-Marnais

Organisées par le Conseil général, les assises de la santé feront état des lieux et propositions.

A l'écoute des besoins des Seine-et-Marnais

Alors que s’est mise en place, en avril dernier, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, le Département entend prendre sa place dans le débat sur la réorganisation de l’offre de santé à l’échelle de la région. Et il souhaite que ses partenaires, les acteurs publics et privés de la santé, participent aussi à la réflexion. Voilà pourquoi il les convie aux assises départementales de la santé organisées le 3 novembre.
“Nous ne sommes pas dans la revendication, mais dans la construction : une meilleure organisation de la santé sur le territoire est utile, cependant sa rationalisation ne doit pas relever uniquement d’une logique comptable, mais répondre, en premier lieu, aux besoins des habitants” , indique le président du Conseil général, Vincent Eblé.

Un double objectif

Ces assises s’inscrivent dans la continuité de deux actions conduites par le Conseil général : le projet de territoire et le plan démographie médicale, destiné à favoriser l’implantation de médecins dans les secteurs où la couverture médicale est la plus faible.
L’objectif des assises de la santé est double :

  • faire un état des besoins de la Seine-et-Marne, un département qui présente des problèmes d’équité et d’inégalité en matière d’accès aux soins entre les territoires;
  • montrer que, grâce à la qualité des partenaires et à la capacité des énergies à se mobiliser, son potentiel d’innovation et de richesse permet à la Seine-et-Marne de faire entendre sa voix et de faire des propositions pour l’avenir de l’organisation de la santé sur le département.

Un enjeu primordial

Pénurie et inégale répartition des professionnels de santé sont les deux maux seine-et-marnais.
La densité de médecins (généralistes et spécialistes) par habitant en Seine-et-Marne est en effet inférieure de 40% à la moyenne francilienne, mais aussi de 30% à la moyenne nationale. Donnée inquiétante pour les années à venir: 15% des médecins seine-et-marnais ont plus de 60 ans. Ces manques se doublent, à l’intérieur du département, de fortes inégalités entre secteurs urbains et secteurs ruraux.
A noter aussi: le département ne possède pas de CHU, mais dispose de 8 centres hospitaliers, 3 hôpitaux locaux, 17 cliniques (court séjour, soins de suite et réadaptation, psychiatrie) et 11 établissements sanitaires participant au service public hospitalier (soins de suite, psychiatrie).
Enfin, de nombreux réseaux de santé se mettent en place, en pédiatrie notamment.

Doc

Le programme des assises départementales de la santé

Clic

Le plan de démographie médicale

Le projet de territoire