Le Département dénonce le report de la réforme de la dépendance.
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- 30-08-2011
- Désengagement de l’Etat
Cette décision du gouvernement est dramatique pour les personnes âgées et leurs familles.
Le Président du Conseil général de Seine-et-Marne, Vincent Eblé, et la Vice-présidente du Conseil général chargée des solidarités et des personnes âgées, Lydie Autreux, dénoncent la décision du gouvernement de reporter la réforme annoncée de la dépendance. Présentée par Nicolas Sarkozy comme l'un des grands chantiers de son quinquennat, ce nouvel abandon se révèle dramatique pour les personnes âgées, leurs familles et le secteur de l'aide à domicile.
Pour les élus, cette décision est une grave erreur qui porte atteinte à la cohésion sociale. Elle est contraire aux engagements constants du Président de la République, qui avait dit et répété que nonobstant la crise économique et les échéances électorales, il était d’une nécessité absolue que la réforme de la prise en charge de la dépendance intervienne au plus vite.
Ce choix est d'autant plus choquant que la situation ne cesse de se dégrader. Aujourd’hui, les maisons de retraite manquent cruellement de personnels. Le reste à charge, qui ne cesse d'augmenter, étrangle les familles, alors même que les pensions de retraite diminuent. De plus, les services d'aide à domicile sont aujourd’hui dans des situations financières très difficiles, au point de fragiliser plus de 15 000 emplois sur le plan national.
Face à cette situation d’urgence, le Conseil général avait réuni les acteurs locaux concernés lors d’une table-ronde organisée le 8 février dernier. Ce temps fort avait été l’occasion pour les élus de rappeler leur engagement en faveur de l’autonomie des personnes âgées.
L’amélioration de l’accompagnement de nos aînés et de leurs familles procède en effet d’un devoir commun, tout comme il est de la responsabilité des pouvoirs publics de garantir la survie des acteurs associatifs de ce secteur, qui rendent un service indispensable et contribuent à renforcer un lien social devenu fragile.
Aussi, Vincent Eblé et Lydie Autreux demandent au gouvernement d’apporter rapidement des réponses à ce sujet, dès le débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2012.
Pour les élus, « des propositions concrètes, finançables existent, il n’y a plus qu’à décider. Repousser la réforme de la prise en charge de la dépendance encore une fois, c'est préparer une crise majeure de la vieillesse dans notre pays et laisser perdurer une situation grave qui va continuer à se dégrader inexorablement en dépit des promesses maintes fois renouvelées du gouvernement ».













