Non au démantèlement du service public
- Retour
- 30-07-2010
- Santé
Le Conseil général dénonce les incohérences du gouvernement en matière de santé et mène une politique ambitieuse.
La politique volontariste du Conseil général
Le Département a mis en place avec ses partenaires un plan destiné à favoriser l’installation de médecins sur son territoire. Il s’articule autour de huit actions dont la mise en place de bourses pour les étudiants en médecine de 3e cycle en échange de leur engagement à exercer pendant cinq ans prioritairement dans les secteurs déficitaires du département.
En savoir plus sur le plan départemental en faveur de la démographie médicale.
De la satisfaction. Voilà ce qu’a ressenti Vincent Eblé, président du Conseil général de Seine-et-Marne, à l’annonce du report sine die du décret de fermeture des petits blocs opératoires, annoncé le 27 juillet par Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé. Il dénonce néanmoins le double langage du gouvernement qui, dès le lendemain de cette annonce, a assuré que ce projet n’était pas remis en cause.
Le gouvernement dit souhaiter apporter des explications aux territoires concernés par ces fermetures de services de santé de proximité, dont fait partie la Seine-et-Marne, le centre hospitalier de Nemours étant visé, à l’occasion de ce court sursis.
Elles sont inutiles. Chacun a bien compris la logique sous-jacente de ce projet : il s’agit de privilégier les considérations financières et comptables à l’exigence essentielle de l’accès aux soins pour tous.
Pour une offre de soins de proximité de qualité
Les petits hôpitaux sont des services de premier recours indispensables à la population. Si la question de leur organisation doit naturellement être abordée afin de les rendre plus efficients, leur fermeture ne constitue en rien une solution et engendre de graves conséquences. Il serait inadmissible que la vie de patients soit mise en danger à cause des longs trajets induits par ces fermetures.
Dans un contexte d’évolution défavorable de la démographie médicale, en particulier dans le département de Seine-et-Marne, dont la densité en médecins est très inférieure aux moyennes nationale et régionale, c’est la complémentarité de ces petites structures avec des structures plus importantes qui doit être travaillée, afin de maintenir une offre de soins de proximité de qualité.
C’est pourquoi Vincent Eblé demande le retrait définitif de ce projet de décret et la fin du démantèlement du service public de santé par le gouvernement. La santé de nos concitoyens mérite d’avoir assez de moyens pour fonctionner. Pour sa part, le Conseil général de Seine-et-Marne ne manquera pas de poursuivre son engagement en faveur d’une politique de santé ambitieuse (voir encadré).













