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Etudes spécifiques sur la qualité de l'air en Seine-et-Marne

Dans le cadre du partenariat entre le département de Seine-et-Marne et Airparif, le Conseil général de Seine-et-Marne a souhaité une étude spécifique sur la qualité de l’air dans le département.

Les rejets de polluants en Seine-et-Marne

Le département de Seine-et-Marne représente 11% de la population francilienne, 49% de la superficie totale d’Ile-de-France et 59% de la superficie cultivable. Les 4 sources majeures de pollution atmosphérique dans le département sont le trafic routier, le secteur résidentiel, le secteur industriel et le secteur agricole. La contribution de ces sources pour les différents polluants atmosphériques est la suivante :

Emissions NOx

Répartition des émissions NOx

Emissions SO2

Répartition des émissions SO2

Emissions PM10

Répartition des émissions PM10

Emissions COVNM

Répartition des émissions COVNM

D’autre part, les sources de pollution atmosphérique sur le département de Seine-et-Marne sont également sources de Gaz à effet de serre, avec la répartition suivante :

Sources de gaz à effet de serre

Sources de gaz à effet de serre

La qualité de l'air du département en 2007

D’une manière générale, pour deux des polluants majeurs, le dioxyde d’azote et les particules, les niveaux respectent la réglementation dans l’air ambiant, mais restent problématiques à proximité du trafic routier. Surtout à l’ouest du département, en bordure de l’agglomération parisienne, avec l’impact de la francilienne, de l’autoroute du soleil et de l’est, ou celui de nationales très empruntées comme la N2, la N3 ou la N6. Les niveaux sont également plus importants dans les grandes villes comme Melun, sans toutefois atteindre ceux qu’on observe au cœur de l’agglomération.

Printemps ensoleillé, été perturbé, anticyclone en fin d’année… La météorologie particulière de 2007 a eu un impact important sur les niveaux de pollution enregistrés en Ile-de-France. Compte tenu des conditions estivales fraîches, on a observé à l’échelle du département de la Seine-et-Marne des niveaux d’ozone plus faibles qu’en 2006 même si les seuils réglementaires ont été dépassés en tout point du département et de la région.

Par rapport au reste de l’Ile-de-France et contrairement à d’autres polluants, les niveaux d’ozone sont plus élevés en grande couronne que dans l’agglomération parisienne. En effet, l’ozone est créé à partir de gaz précurseurs émis en grande partie dans le cœur de l’agglomération. Sa formation nécessite quelques heures durant lesquelles les masses d’air se déplacent sous l’influence des vents dominants. Le panache d’ozone se développe ainsi davantage en zone rurale. Par ailleurs, dans l’agglomération parisienne, les oxydes d’azote émis notamment par le trafic routier « consomment » aussi l’ozone pour former du dioxyde d’azote.

Moyennes annuelles de dioxyde d'azote en Ile-de-France 2007

Moyennes annuelles de dioxyde d'azote (NO2) en Ile-de-France - 2007

Moyennes annuelles de poussières en Ile-de-France 2007

Moyennes annuelles de poussières inférieur à 10 µm (PM10) en Ile-de-France - 2007

Nombre de jours de dépassement de l'objectif de qualité de l'air

Nombre de jours de dépassement de l'objectif de qualité de l'air relatif à la protection
de la santé humaine (120 µg/m3 en moyenne sur 8 heures) en ozone - 2007

D’autres polluants non réglementés comme les pesticides peuvent également poser problème. Lors d’une campagne de mesure menée au printemps 2006, on a ainsi trouvé 23 sortes de pesticides différentes en Seine-et-Marne sur un site de mesure installé à Coulomiers, dans une zone marquée par une forte activité agricole.