Le futur climat Seine-et-Marnais
Publié au début de l’année 2007, le quatrième rapport du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC) estime à +0,74°C l’augmentation de la température moyenne mondiale au cours de la période 1906-2005.
Or, selon les projections les plus récentes le climat pourrait se réchauffer de +1,1 à 6,4°C d’ici la fin du XXIème siècle et en moyenne de +3,5°C à 4°C sur notre département (voir figure 1).
(Figure 1. Source : Météo-France et scénarios du GIEC)
Le changement climatique: un phénomène observable en Seine-et-Marne
L’enregistrement des données climatiques par Météo France sur la seconde moitié du 20ème siècle permet de montrer pour le département de Seine-et-Marne, une augmentation globale des températures, en été comme en hiver. Pour Melun sur la période 1955-2009, les températures estivales ont augmenté en moyenne de 2,1°C. Pour les précipitations une tendance à la hausse sur la période 1955-2009, une hausse de la pluviométrie a été enregistrée sur le département ( voir données climatiques sur le département de Seine-et-Marne (142 Ko) ).
Quel climat en Seine-et-Marne à l’horizon 2080?
Dans le cadre d’une étude de caractérisation de la vulnérabilité du territoire au changement climatique, financée par le Conseil général de Seine-et-Marne, la Région Ile-de-France et l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME), des travaux ont été menés pour identifier les tendances d’évolution des principaux indicateurs climatiques sur le département de Seine-et-Marne.
A l’horizon 2050, les simulations donnent les résultats suivants :
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Impacts potentiels du changement climatique
Cette étude, a permis d'identifier les impacts éventuels du changement climatique et de définir un état de vulnérabilité du territoire.
Le tableau ci-dessous présente les impacts-clés identifiés sur les secteurs étudiés :
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Problématiques attendues à l'horizon 2050
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En savoir plus
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Ressource en eau |
La Seine-et-Marne possède d’importantes ressources en eau ainsi que plusieurs nappes comme celles du Champigny, qui alimentent en eau potable près de 1million de franciliens dont 500 000 seine-et-marnais. Avec la baisse des précipitations attendues la ressource en eau pourrait se raréfier. Des risques de pénurie, de baisse de la qualité des eaux, de pression sur la ressource et de conflits d'usage qui conduiront à une augmentation du prix de l’eau seront à anticiper.
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Agricole et forestier |
Couvrant successivement 60% et 20% de la surface du territoire les terres agricoles et les espaces forestiers occupent une place fondamentale dans l’économie et le paysage du département. Le réchauffement climatique entrainera des modifications dans les pratiques culturales (modification des dates de récolte, augmentation de l’irrigation estivale) et certaines espèces forestières, sensibles aux épisodes de sécheresse, comme le hêtre pourraient connaître un dépérissement. | |
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Santé |
Avec l’amplification et la recrudescence des épisodes caniculaires, associée à une dégradation de la qualité de l’air, le département subira probablement une augmentation de la mortalité estivale. des maladies cardio-respiratoires (la chaleur renforce entre autre les pics de pollution à l’ozone) et immunitaires (allergies nouvelles).Néanmoins avec une part de personnes âgées en deçà de la moyenne nationale (5% contre 7,7% à l’échelle nationale) et la présence de nombreux espaces naturels qui jouent un rôle de rafraichissement, la Seine-et-Marne parait plus robuste que les autres départements de la région Ile-de-France. | |
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Tourisme |
L’offre touristique en Seine-et Marne étant variée et peu dépendante des conditions climatiques, son attractivité sera peu impactée par le changement climatique (à la différence des zones balnéaires ou des zones montagneuses). Néanmoins pour les loisirs dépendants de la ressource en eau (golf, canoë) et de bonnes conditions climatiques (activités de plein air, zone de baignade) des effets seront à prévoir. De plus il est probable que le confort climatique estival se dégrade et que les zones climatisées (cinéma, centres commerciaux) connaissent des pics de fréquentation. |
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Infrastructure et cadre bâti |
Notre territoire est couvert à plus de 8% par des sols exclusivement argileux-marneux qui possèdent la particularité de gonfler ou de se tasser en fonction de la teneur en eau du sol. Un bâtiment, construit sur ce type de sol peut subir des mouvements engendrant des dégâts souvent importants. La Seine-et-Marne fait partie des départements français les plus touchés par ce phénomène : il est classé en troisième position eu égard au coût cumulé des sinistres retrait-gonflement indemnisés. Avec l’amplification des épisodes de sécheresse ce phénomène risque de s’amplifier, laissant présager une hausse du prix des assurances.
- Apparition de micro ilots de chaleur urbain au niveau des secteurs fortement urbanisés. Voir la carte des ilots de chaleur urbains (61 Ko) - Pas d’augmentation significative sur le bassin de la Seine-et-Marne d’inondations par débordement de cours d’eau. |
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Cette étude de caractérisation de la vulnérabilité du territoire Seine-et-Marnais au changement climatique, permet d’élaborer un plan d’adaptation afin de protéger les personnes et les biens tout en limitant les coûts associés aux conséquences du changement climatique annoncés mais également de tirer partie des éventuels bénéfices. Bien entendu, la mise en place d'actions d'adaptation doit être complémentaire à celles qui visent l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre afin de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C d'ici la fin du siècle.












