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Bilan carbone® du territoire

Bilan carbone

En 2009, le Conseil général de Seine-et-Marne, a réalisé le Bilan carbone® de son territoire. Cet outil a permis d’évaluer et de hiérarchiser le poids des émissions de gaz à effet de serre générées par l’ensemble des activités implantées sur notre département.

A partir de ces données, un état de notre vulnérabilité face au renchérissement des énergies fossiles a été réalisé.

Le Bilan carbone® du territoire

Il s'agit de la quantité de gaz à effet de serre émise par un territoire et qui va contribuer au réchauffement climatique. Cet outil développé par l’ADEME a permis d'évaluer les émissions de gaz à effet de serre des activités du département à 12 millions de tonnes équivalent CO2 pour l’année 2006 (hors émissions de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle). Le graphique ci-dessous en donne la répartition par activités.

Graphique des émissions par activité en tonne équivalent CO2

Emissions par activité en kilotonne équivalent CO2 – Source Bilan carbone® Territoire CG77 - 2009

Les résultats issus du Bilan carbone® permettent de cibler les activités les plus émettrices de gaz à effet de serre et d’identifier des pistes d’actions. Pour notre département les 3 principaux postes d’émissions sont associés aux activités de transport (personnes et marchandises), de chauffage (résidentiel et tertiaire) et de consommation de biens qui deviendront des futurs déchets. Ces activités constituent à elles seules, près de 75% des émissions.

A partir de ce diagnostic on observe également que :


  • 60% des émissions sont liées aux activités des seine-et-marnais :
A travers la consommation de biens et services.
  • 40 % des émissions du territoire sont issues des activités économiques :
A travers la production de biens et services et leur commercialisation.

Par ailleurs, en observant les données régionales d’émissions de l’IAURIF et le comparatif des émissions entre départements franciliens, la Seine-et-Marne arrive en tête des émissions devant Paris et les autres départements de grande couronne avec près de 21 % des émissions franciliennes pour seulement 11 % de la population mais 49 % de la superficie régionale.

Cette position est notamment due aux particularités suivantes :

  • 1. Une prépondérance de l’usage de l’automobile
  • 2. Un maillage routier dense supportant un flux de transit élevé
  • 3. Une activité importante de fret routier
  • 4. Un habitat résidentiel individuel majoritaire et principalement chauffé au gaz et moins à l’électricité
  • 5. Une surface agriculture qui occupe près de 40% du territoire
  • 6. La présence d’une industrie chimique productrice d’engrais
  • 7. Le stockage et le traitement des déchets de l'agglomération parisienne

Dans la mesure où l’objectif visé à travers la réalisation d’un Plan Climat Energie est une division par 4 de l’ensemble de ces émissions à l’horizon 2050, il s’agit d’agir sur tous les fronts. Ainsi, chaque secteur devra apporter une contribution significative, certains sont susceptibles de générer des réductions d’émissions plus « facilement » et « à moindre coût » que d’autres.

La vulnérabilité énergétique du territoire

Une analyse de la vulnérabilité de notre territoire face aux fluctuations du prix de l’énergie a été réalisée.

Graphique vulnérabilité énergétique

Evaluation de la vulnérabilité énergétique du territoire via une simulation d’une hausse des prix de l’énergie sur la base des consommations d’énergie et du prix du baril en 2006

D’après cette analyse, le

surcoût

est

évalué entre 575 millions d’euros

(pour un baril à 100$) et

1,71 milliards d’euros

(pour un baril à 180$). Par comparaison, le PIB seine-et-marnais était de 29,7 milliards d’euros en 2005. Cette hausse du prix de l’énergie se fera principalement ressentir dans le budget alloué au transport et au chauffage. Or, ce sont les 2 postes où les marges de manœuvre pour réduire les émissions de CO2 sont les plus importantes.

Le bilan carbone a permis de caractériser la vulnérabilité du territoire seine-et-marnais et nos marges de manœuvre. Le modèle de développement seine-et-marnais est perfectible mais le Conseil général ne dispose pas seul des leviers suffisants pour faire face aux problématiques associés au changement climatique. La contribution de chacun s’avère indispensable.

D’après cette analyse, le est (pour un baril à 100$) et (pour un baril à 180$). Par comparaison, le PIB seine-et-marnais était de 29,7 milliards d’euros en 2005. Cette hausse du prix de l’énergie se fera principalement ressentir dans le budget alloué au transport et au chauffage. Or, ce sont les 2 postes où les marges de manœuvre pour réduire les émissions de CO2 sont les plus importantes.

D’après cette analyse, le

est

(pour un baril à 100$) et

(pour un baril à 180$). Par comparaison, le PIB seine-et-marnais était de 29,7 milliards d’euros en 2005. Cette hausse du prix de l’énergie se fera principalement ressentir dans le budget alloué au transport et au chauffage. Or, ce sont les 2 postes où les marges de manœuvre pour réduire les émissions de CO2 sont les plus importantes.

D’après cette analyse, le

est

(pour un baril à 100$) et

(pour un baril à 180$). Par comparaison, le PIB seine-et-marnais était de 29,7 milliards d’euros en 2005. Cette hausse du prix de l’énergie se fera principalement ressentir dans le budget alloué au transport et au chauffage. Or, ce sont les 2 postes où les marges de manœuvre pour réduire les émissions de CO2 sont les plus importantes.