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Trois défis et cinq chantiers d'avenir

Longtemps, le département a réclamé un rééquilibrage à l’est, voire la création d’une Défense bis. En vain.

Surtout, l’enjeu pour la Seine-et-Marne est tout autre : elle doit inventer son propre modèle de développement durable, qui tienne compte de sa spécificité et de ses atouts.

Pour y parvenir, le Conseil général propose de répondre à un triple défi qui se traduit dans cinq chantiers.

Les trois défis

Le défi du développement économique

Le défi du développement économique

Les pôles économiques seine-et-marnais existent ; mais ils fonctionnent encore de manière isolée et ne permettent pas d’initier un développement local. Ils doivent davantage profiter à l’ensemble du département. Par ailleurs, certains secteurs (logistique, plateforme aéroportuaire, carrières...), très représentés et fortement créateurs d’emplois en Seine-et-Marne, sont souvent déconsidérés du fait des nuisances et de l’image qu’ils induisent. Il convient de tirer plus bénéfice de ces activités tout en maîtrisant leur impact négatif (nuisances, consommation des ressources...).

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Le défi de la cohésion

Le défi de la cohésion

La Seine-et-Marne est le département où il y a le moins d’écart de revenus entre habitants, mais sa forte croissance démographique est source d’inégalités d’accès aux services publics, aux transports, aux loisirs... Il s’agit de répondre, aujourd’hui et demain, aux besoins des populations (résidentes et arrivantes, jeunes et âgées...), aux profils et aux attentes de plus en plus diversifiés.

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Le défi de l’environnement

Le défi de l’environnement

La spécificité du territoire seine-et-marnais et de son mode de développement (fort entremêlement du bâti et des espaces naturels, développement urbain dans l’ouest, nouvelles ruralités...) risquent de rendre peu efficaces sur le long terme les politiques de préservation de la biodiversité. Aussi La Seine-et-Marne doit-elle inventer un modèle d’aménagement innovant, durable, économe et efficace, qui préserve et renforce un environnement encore sauvegardé avec une grande variété de paysages et une indéniable qualité de vie.

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C’est à ces 3 défis que répondent chacun des 5 grands chantiers développés dans le projet de territoire. Fédérateurs et mobilisateurs, ils peuvent faire de la Seine-et-Marne un modèle en matière de développement durable.

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Les cinq chantiers

Les cinq grands chantiers proposés se veulent emblématiques, rassembleurs, innovants, transversaux touchant à la fois l’économique, le social et l’environnemental. Ils doivent pouvoir participer au changement d’image de la Seine-et-Marne, répondre aux attentes et aux besoins des habitants, salariés, entreprises seine-et-marnais. Ils pourront être traduits en projets à court terme dans le cadre de démarches associant les secteurs publics et privés. Ils ne sont pas nécessairement nouveaux mais peuvent être résolument dans la continuité de démarches déjà engagées par le Conseil général ou d’autres acteurs.

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Chantier n°1 - Accessibilité et qualité des services pour tous

Chantier n°1 - Accessibilité et qualité des services pour tous

Un plan 1000 places 2010-2014 en faveur de l'accueil de la petite enfance

Depuis 1982, la Seine-et-Marne est le département français qui a enregistré la plus forte croissance démographique. Conséquence : une forte demande de services loin d’être entièrement satisfaite.

Parmi les secteurs les plus concernés : la santé, l'accueil de la petite enfance et la formation. La Seine-et-Marne manque aussi d'équipements publics importants dans les domaines du sport et de la culture. En plus de répondre au manque d'équipements, le département doit aussi s’adapter à l'évolution de ses habitants : En investissant les communes péri-urbaines et rurales, les nouveaux résidents se sont souvent éloignés des services de proximité. Par ailleurs, il faut aussi aujourd’hui penser accessibilité, qu’elle soit matérielle ou numérique.

Répondre à ces enjeux contribuera à relancer l'attractivité résidentielle de la Seine-et-Marne. Possible et nécessaire, cette relance de l'accueil exige le développement et l'accessibilité de nouveaux services, eux-mêmes porteurs d'emplois locaux et de qualité de vie.

Déjà en Seine-et-Marne

  • Haut et très haut débit : grâce aux 1 200 km de fibre optique déployée dans le programme de Sem@for77, le Conseil général contribue à réduire la fracture numérique et favorise de nouveaux usages (télétravail, téléprocédures, e-learning...). Il a également mis en place un schéma numérique des collèges afin de développer de nouveaux usages pédagogiques (E-éducation). Une expérimentation est en cours dans 10 collèges pilotes.
  • Les chambres d’agriculture d’Île-de-France et de Seine-et-Marne ont conclu un partenariat avec la SNCF pour proposer la vente de paniers fraîcheur dans certaines gares de la région. Une fois par semaine, un maraîcher local vient vendre des paniers garnis de fruits et légumes saisonniers. 12 gares sont concernées : Chelles-Gournay, Dammartin-Juilly-Saint-Mard, Esbly, Lagny-Thorigny, Lieusaint-Moissy, Longueville, Meaux, Melun, Moret-Veneux-les-Sablons, Nangis, Ozoir-la-Ferrière, Verneuil-l'Étang.
  • Démographie médicale : 15 partenaires institutionnels ont signé le plan démographie médicale mis en place par le Conseil général en 2009. Services de santé de l’État, professionnels de l’hôpital, ordre des médecins, étudiants, maires, faculté de médecine, tous sont mobilisés pour l’avenir de la médecine dans notre département.

Bientôt en Seine-et-Marne

  • Le nouvel hôpital de Jossigny : plus vaste, plus moderne et plus écologique. Le nouvel hôpital de Jossigny (585 lits), notamment chauffé grâce à 690 m² de panneaux solaires, sera, à l'horizon 2012, un équipement de santé exemplaire et majeur pour le département.

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Chantier n°2 - Développer et innover : de nouvelles clés pour la mobilité

Chantier n°2 - Développer et innover : de nouvelles clés pour la mobilité

Plus de 1600 usagers bénéficient chaque mois de PAM77, transport à la demande pour les personnes handicpées

Étendue du territoire, éclatement géographique des 514 communes, arrivée massive de nouveaux résidents, infrastructures inadaptées (saturation de l’A4 et de la Francilienne), part croissante des horaires décalés... En Seine-et-Marne, où 63 % des habitants se déplacent en voiture (avec 78 % de trajets à l’intérieur du département), la mobilité est intimement liée à des paramètres géographiques, sociologiques, économiques et démographiques. Elle présente aussi un fort impact écologique puisque le transport de personnes est responsable, dans le Bilan carbone du département, de 30 % des gaz à effet de serre.

Bouger, pour les Seine-et-Marnais, est pourtant vital pour accéder à un emploi, des études ou des loisirs. Pour le territoire, cette mobilité est aussi une question d’équité dans l’accès aux services et le développement économique.

Comment dès lors offrir cette équité tout en diminuant l’impact financier et écologique de la voiture individuelle ? Les transports en commun sont une des réponses. Mais, sur un département aussi vaste et au regard des difficultés de financement public, la Seine-et-Marne ne peut tout miser sur cette seule alternative. Il s’agit donc d’imaginer une combinaison de plusieurs solutions.

Déjà en Seine-et-Marne

  • Depuis 2009, le site www.covoiturage77.fr permet à 500 inscrits de se déplacer en commun. La Seine-et-Marne dispose de plusieurs services de transport à la demande auxquels le Conseil général apporte un soutien financier.

Bientôt en Seine-et-Marne

  • Le projet de la future gare du Val Bréon est l’exemple d’un nouveau type de gare multiservices : multimodale en étant accessible en bus ou vélo, et dotée d’un espace de covoiturage ; sur le plan social et économique : une gare qui n’est pas seulement un lieu de transit mais aussi un lieu de vie et d’activité avec la présence de services publics (crèche, services publics locaux, point Poste) ou privés (commerces, services à la personne par exemple).
  • Bus TZEN : ce transport en commun en site propre reliera au 1er semestre 2011 la gare RER D de Lieusaint-Moissy à celle de Corbeil-Essonnes. Première ligne de bus à haut niveau de service d'Île-de-France, elle affiche ses atouts : prioritaire aux feux, aménagements spécifiques, accessibilité aux personnes à mobilité réduite, cadence calquée sur les horaires du RER, amplitude horaire, fréquence haute et superbe design !

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Chantier n°3 - Diversifier l'offre de tourisme et de loisirs

Chantier n°3 - Diversifier l'offre de tourisme et de loisirs

Festival Dépayz'Arts 2008 ; installation Varini à Blandy-les-Tours

Deuxième destination en Ile-de-France après Paris, la Seine-et-Marne accueille des touristes nombreux et variés : étrangers (18 %), provinciaux (22 %) et franciliens (68 %), parmi lesquels des Seine-et-Marnais désireux de mieux connaître leur département. Résultat de l’attractivité francilienne et d’une grande capacité d’accueil (2e d’Île-de-France), ce succès est aussi lié à la grande palette de l’offre : tourisme mondial avec Disneyland® Resort Paris, tourisme d’affaires (Val d’Europe, Fontainebleau et Sénart), tourisme patrimonial (Fontainebleau, Provins, Barbizon, Vaux-le-Vicomte…) et tourisme vert.

Malgré ces forces, la Seine-et-Marne doit mieux connecter les différentes offres pour allonger la durée de séjour, donner enfin au département une image à la hauteur de sa puissance touristique et valoriser ce qui attire à la fois les résidents et les touristes (qualité des paysages, des services et, plus globalement, variété des plaisirs offerts par le département).

Déjà en Seine-et-Marne

  • Via le schéma départemental du tourisme , lancé par le Conseil général en 2009, certains projets touristiques ont bénéficié d’un soutien clé : on retiendra par exemple dans le Sud Seine-et-Marne, le futur centre d’écotourisme de Franchard, qui a vocation à sensibiliser le public à la richesse et la fragilité de la forêt de Fontainebleau.
  • ENS et massifs forestiers : parmi les nombreux espaces naturels sensibles dont il a la charge, le Conseil général en a ouvert 18 au public. À l’image de celui de la plaine de Sorques, ils sont équipés d’outils pédagogiques pour mieux comprendre la biodiversité locale : observatoires à oiseaux, panneaux pédagogiques, etc.
  • Galleria Continua : après San Giminiano (Toscane) et Pékin, la galerie d’art contemporain Galleria Continua a investi le Moulin de Boissy-le-Châtel. Installée en pleine campagne seine-et-marnaise, elle présente des pièces inédites en France, dont certaines sont spécialement créées pour le Moulin.

Bientôt en Seine-et-Marne

  • Le cluster tourisme en cours d’élaboration à Marne-la-Vallée reliera toutes les dimensions de l’économie touristique : recherche, formation, offres (loisirs, affaires, sorties, shopping...) mais aussi hébergement et transports.
  • Le Pôle d’excellence du tourisme , implanté à L’Institut français du tourisme (IFT) de Fontainebleau, va fédérer acteurs publics et privés. Objectifs : travailler à la recherche, au développement, à l’innovation, à la veille et à la formation dans le tourisme.
  • Villages nature : Disney et Pierre&Vacances travaillent sur un projet d’écotourisme à l’horizon 2015. Conçu autour d’un grand parc aquatique, Villages Nature veut illustrer une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature.

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Chantier n°4 - Bâtir le territoire modèle de la construction durable

Chantier n°4 - Bâtir le territoire modèle de la construction durable

Le Miscanthus, une plante d'avenir pour la fabrication des biomatériaux

En Seine-et-Marne, le bâtiment se porte bien : avec une croissance continue de l’emploi durant ces dernières années, le secteur concentre aujourd’hui 9 % des salariés du privé (contre 1,7 % dans les Hauts-de-Seine ou 0,6 % à Paris). Stimulée par la richesse des ressources naturelles (calcaire, gypse, etc.), cette activité doit dorénavant être abordée de façon plus large et plus durable.

Il s’agit d’abord de penser la filière sous l’angle écologique : attention portée aux ressources naturelles (dont certaines sont surexploitées), meilleur recyclage du bâti, recherche en éco-matériaux, etc. Dans cette perspective, le pôle de compétitivité Advancity, qui, depuis la Cité Descartes à Champs-sur-Marne, travaille sur la ville durable, sera un atout maître.

D’un point de vue économique, la Seine-et-Marne va devoir penser éco-construction en terme de filière complète et intégrée (de la gestion de la ressource au recyclage final). Cela donnera plus de valeur ajoutée à un secteur souvent dévalorisé, lui conférant, de fait, une place de choix dans le tissu industriel du département. Sur le plan de l’image, il s’agira de valoriser les métiers de l’écoconstruction en proposant des formations professionnelles adaptées et en soulignant les opportunités de carrière qui y sont possibles.

Carrefour du social, de l'économique et du respect de l'environnement, l'éco-construction est au cœur des enjeux de développement durable.

Déjà en Seine-et-Marne

  • À Moret-sur-Loing, les élus ont mis en place un pôle matériaux nouvelle génération . Côté agro-matériaux, les recherches sur le miscanthus, plante aux propriétés mécaniques prometteuses, vont permettre de produire de nouveaux matériaux à base végétale.
  • Depuis 2008, les professionnels du BTP utilisent, à Lagny-sur-Marne, une déchetterie qui leur est réservée par la société YPREMA. Ils y déposent leurs déchets dans des bennes appropriées (ferraille, PVC, bois, déchets dangereux…) et repartent avec des matériaux neufs ou recyclés comme l’URBASOL. Recyclé à partir des déblais de chantier, il convient au remblayage ou la construction de sous-couches pour la voirie.
  • Sous la houlette de la Fédération du bâtiment et des travaux publics de Seine-et-Marne, le projet Bâtir Éco mené à Brie-Comte-Robert. Site d’expérimentation de techniques nouvelles, ce chantier initié dans la gare depuis 2007, est aussi un lieu d’appropriation et de transmissions des savoir faire entre les professionnels mais aussi les jeunes du département.
  • Vitrine de l’ association écovallée de la Marne , le Centre de formation des apprentis d’Ocquerre (Nord du département) fait la part belle à l’éco-construction : panneaux photovoltaïques, toitures végétalisées ou matières innovantes (paille, chanvre, lin, miscanthus). Outil pédagogique pour les professionnels, ce CFA peut aussi former les jeunes à de nouveaux métiers.
  • Un parc photovoltaïque à Marne-la-Vallée : le parc solaire de Saint-Thibault-des-Vignes s’étendra sur 10 hectares d’une friche non constructible et non cultivable. Il produira 4 726 MW/h chaque année, soit l’équivalent des besoins en électricité de 1 969 foyers. Les toits des centres commerciaux et des entrepôts de logistique présentent des opportunités importantes.
  • La Cité Descartes : avec ses 18 établissements d'enseignement supérieur et ses 1 200 chercheurs, la Cité constitue un pôle unique en France de recherche sur la ville et la mobilité durables.
  • Eco-Vallée de la Marne : avec le soutien du Département et de la Région, les communautés de communes du Pays Fertois et du Pays de l’Ourcq développent une filière éco-bâtiment. En lien avec les entreprises du BTP et les exploitations agricoles locales.
  • La Bioferme de la société Phytorestore : Phytorestore est spécialisée dans le traitement durable des déchets organiques par les plantes. Une alternative aux solutions traditionnelles comme l'incinération et l'enfouissement. 50 000 tonnes de déchets organiques y sont transformées en 1 600 tonnes de compost.

Bientôt en Seine-et-Marne

  • La Green Valley : c’est un programme immobilier innovant, au coeur de la Cité Descartes, centre névralgique du pôle Ville et mobilité durables. Un cadre de travail qui mixe vie professionnelle, loisirs, activités culturelles et lien social.
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Chantier n°5 - Inventer un nouvel équilibre ville nature

Chantier n°5 - Inventer un nouvel équilibre ville nature

Imaginer un nouveau modèle du développement urbain pour la Seine-et-Marne

La Seine-et-Marne a beaucoup misé sur le modèle pavillonnaire; la part de l'individuel dans la construction neuve est deux fois plus élevée en Seine-et-Marne qu'en Île-de-France. Cette structure éparse de l'habitat a des conséquences en terme de déplacement, de consommation d'espace ou d'énergie. Elle est également responsable de la forte consommation de matériaux par habitant (10 fois plus qu'à Paris), d'une urbanisation accrue vers l'Est du département (Coulommiers, Montereau) et d'un grignotage progressif des terres agricoles.

Dans un tel contexte, la Seine-et-Marne peut difficilement répondre au modèle porté par de nombreux spécialistes ou experts qui plaident pour une ville plus dense ou plus compacte. Un nouveau modèle de développement seine-et-marnais robuste reste à inventer.

Outre l’organisation de l’espace, le deuxième enjeu concerne les ressources naturelles du département, ressources qu’il va falloir dorénavant gérer raisonnablement. L'épuisement de certains matériaux (sable, graviers...) en est une première traduction. Les menaces qui pèsent sur la qualité et la quantité de l'eau sont une autre source de préoccupation.

Déjà en Seine-et-Marne

  • L' aménagement de trames bleues et vertes s'appuiera sur l'atlas de la biodiversité, un travail minutieux qui a permis un ambitieux recensement des espèces animales et végétales.
  • En 2003, l'agglomération de Marne-et-Gondoire a créé un périmètre régional d'intervention foncière de 1 304 hectares. Objectif : préserver et valoriser un ensemble d'espaces agricoles, forestiers et naturels.
  • À Combs-la-Ville, Monoprix a misé sur le fret ferroviaire (mode de transport durable pour l’acheminement des marchandises)
  • Plan Eau : adopté en 2007 sous l’impulsion du Conseil général, le Plan départemental de l’eau, grâce à une belle mobilisation collective, a permis de nombreuses avancées. Notamment sur la qualité de l’eau, la sensibilisation et l’information (site internet, observatoire de l’eau…).

Bientôt en Seine-et-Marne

  • Eco-quartier : la ville nouvelle de Sénart aménage à Lieusaint – quartier des pyramides – son premier éco-quartier. Au programme des 1 000 futurs logements : desserte en transports en commun, accessibilité privilégiée aux jeunes, maîtrise des consommations d’eau et d’énergie.
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Voir aussi

Présentation des 5 chantiers du projet de territoire en vidéo