Exposition

Mallarmé invite... Yamamoto

Une oeuvre photographique de Masao Yamamoto
Bonsaï #4001 (détail) © Masao Yamamoto
Pour la 2e édition de « Mallarmé invite… », le musée départemental Stéphane Mallarmé a l’immense plaisir d’accueillir l’artiste photographe japonais Masao Yamamoto, du 4 juin au 3 octobre 2021.

Du au

Mallarmé invite... Yamamoto

Le musée départemental Stéphane Mallarmé présente sa nouvelle exposition « Mallarmé invite... Yamamoto »

L'invité du musée Stéphane Mallarmé

Né au Japon en 1957, Masao Yamamoto construit depuis bientôt quarante ans une œuvre photographique singulière, unique et très personnelle, déclinée au fil du temps en plusieurs séries : « A box of Ku », « Nakazora », « Kawa », « Shizuka » et « Bonsaï ».

Je ressens de la joie quand je découvre des choses apparemment insignifiantes et que l'on néglige facilement.

Masao Yamamoto, artiste photographe

Masao Yamamoto écrivait en 2015 dans la préface de sa monographie Small Things in Silence : « Quand je regarde en arrière, je me rends compte que le seul motif cohérent de mon travail est mon obsession pour les petites choses. Je ressens de la joie quand je découvre des choses apparemment insignifiantes et que l'on néglige facilement. Je m’intéresse à de petites sensations d’incertitude et de maladresse… Je préfère murmurer mes messages à voix douce plutôt que de les proclamer. Mes messages sont peut-être si doux qu'ils paraissent des illusions. »

Ses photographies, visibles dans le monde entier, ont pour point commun une attention particulière portée à la nature et à la poésie des petites sensations du quotidien. En cela, elles sont proches de la tradition littéraire du haïku et ont donc toute leur place au musée, d'autant plus que le poète Stéphane Mallarmé fut sensible au japonisme.

Mallarmé et le japonisme

À partir de 1868, début de l’ère Meiji, le Japon s’ouvre au monde extérieur et accueille un nombre croissant d’Européens fascinés par ce pays. Les voyages se multipliant, les Occidentaux découvrent peu à peu une culture et des traditions mystérieuses qui les fascinent. On invente alors au même moment un terme pour désigner ce phénomène : le « japonisme ».

Mallarmé cède à cet engouement comme bon nombre de ses amis et se met à collectionner différents objets liés au pays du Soleil-Levant : des éventails, des estampes, des bibelots… et son fabuleux cabinet japonais, qui logeait jusqu’au dernier jour de sa vie, le « Livre » en création, ainsi que l’ensemble de ses écrits et recherches.

Au Japon, Mallarmé est un écrivain (re)connu et admiré. À la fin du XIXe siècle, le pays, ayant peur d’être colonisé a besoin de construire un état fort, notamment par le biais d’une littérature moderne. Les intellectuels nippons s’intéressent alors au symbolisme et au vers libre… Mallarmé, considéré comme le « maître » de ce mouvement, devient un allié, compris et adulé. Aujourd’hui encore, il est très apprécié des amateurs de poésie et des chercheurs en littérature.

Plus d'informations :

Consulter le site du musée départemental Stéphane Mallarmé.

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Les dates de l'exposition dépendent à la fois de l'évolution de la crise sanitaire et de la réouverture des musées. Si les conditions sanitaires s'améliorent, l'évènement commencera le 4 juin 2021.

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