Chiffres clés sur les réseaux routiers, ferroviaires et aériens

RER, Seine-et-Marne Express, PAM77, transport à la demande, véhicule personnel, covoiturage, vélo… : pour se déplacer dans un grand département comme la Seine-et-Marne, les possibilités sont variées et souvent combinées au cours d’une même journée.

Le réseau routier seine-et-marnais

Depuis le 1er janvier 2007, le Conseil général a la responsabilité d'un réseau routier de 4 380 kilomètres de routes départementales. En effet, l'Etat a transféré au Département 352 kilomètres de routes nationales (RN) qui deviennent désormais départementales (RD) et s'ajoutent ainsi au réseau existant. 190 kilomètres de routes restent, sur notre territoire, nationales.

Cette décentralisation implique pour le Conseil général de lourds investissements d'entretien et d'aménagement afin de garantir la sécurité routière des automobilistes. Elle a également requis la mise en place de 5 nouvelles agences routières territoriales d'intervention sur l'ensemble du territoire et la gestion des personnels qui, jusqu'alors, relevait de l'Etat (DDE).

La nouvelle numérotation des routes départementales
La numérotation des RD est à 3 chiffres.

  • Le numéro est conservé s'il n'existait pas auparavant de RD avec ce numéro (ex : la RN 152 devient la RD 152),
  • Le numéro est, si possible, identique à celui utilisé dans le département voisin (ex : le département de la Marne ayant choisi l'appellation RD 934 pour l'ancienne RN 34, la Seine-et-Marne retient également RD 934),
  • Enfin, dans les autres cas, la nouvelle numérotation sera composée comme suit RD 6+2 autres chiffres.

Un patrimoine routier ancré dans l'histoire
Le réseau routier seine-et-marnais se compose de près de 4 500 kilomètres de routes départementales, auxquelles s'ajoutent plus de 210 kilomètres d'autoroutes, 190 kilomètres de routes nationales et 6 700 kilomètres de voiries communales. L'ensemble de ce réseau constitue, en Seine-et-Marne, le premier support de déplacements.

La situation géographique et le relief de la Seine-et-Marne ont toujours été favorables aux échanges et aux voies de communication. Dès l'antiquité, le territoire est sillonné par des voies romaines dont la principale ralliait Senlis par Chailly-en-Brie et Meaux. Au moyen-âge, parmi le réseau très dense des chemins médiévaux, aucune grande route n'émerge véritablement sur l'axe des foires de Champagne et de Brie.

Au XVIème siècle, les premiers itinéraires de diligences se fixent sur 3 axes : Paris - Château-Thierry via Meaux, Paris - Sens via Montereau-Fault-Yonne et Paris - Troyes via Mormant et Provins.

C'est essentiellement aux XVIIème et XVIIIème siècles que furent réalisés les principaux axes connus aujourd'hui et en particulier les liaisons transversales, Melun - Fontainebleau et Melun - Meaux.

Sous l'Empire, on doit à l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Herbelot, la plantation systématique d'arbres d'alignement, parfois sur quatre rangées pour les routes les plus larges.

C'est au cours du XIXème siècle que le maillage actuel du réseau départemental prend sa place.

De nouvelles fonctions

Echangeur routier

Répondre à une augmentation sans précédent du trafic

La seconde partie du XXème siècle a été marquée par une formidable explosion des déplacements quotidiens. Longtemps limité au chef lieu de canton, l'horizon des Seine-et-marnais s'est profondément élargi avec la démocratisation de l'automobile. Pour les générations d'après-guerre, elle est devenue ou instrument incontournable pour les loisirs, le travail ou la vie quotidienne.

Parallèlement, les échanges de matériaux de construction, de matières premières, de biens intermédiaires ou de produits manufacturés ont décuplé le nombre de poids lourds au rythme de la croissance continue des 30 glorieuses.

Les routes de Seine-et-Marne, plus peut être que celles d'autres départements français, ont du répondre à une augmentation sans précédent du trafic.

Le réseau routier Seine-et-Marnais aujourd'hui

Essentiellement hérité du XIXème siècle, le réseau routier de Seine-et-Marne présente plusieurs caractéristiques qui lui sont propres.

  • De grandes voies radiales essentiellement centrées vers Paris. L'ossature du réseau national, traditionnellement orientée vers la capitale, a été doublée par un réseau d'autoroutes et de voies rapides qui privilégie, à l'exception de la Francilienne, les liaisons grandes distances avec les autres régions. Se déplacer d'Ouest en Est, hors mouvements pendulaires (domicile travail, séjours de fin de semaine) est relativement aisé en Seine-et-Marne.
  • Un maillage assez dense de voies favorisant la desserte locale. Le territoire seine-et-marnais est sillonné d'un vaste réseau de routes départementales et communales assurant une desserte fine des 514 communes du département. De nombreux itinéraires, empruntant ces "petites routes", peuvent être utilisés pour découvrir les richesses du patrimoine local.
  • La faiblesse des liaisons nord-sud.  A l'exception de la partie Ouest du département, où plusieurs axes, partiellement saturés, existent, la Seine-et-Marne ne dispose pas d'itinéraires Nord-Sud adpaté aux besoins d'échanges grandissants notamment entre Meaux et Melun, mais aussi entre le Sud Seine-et-Marne et la Brie.

Le réseau ferroviaire en Seine-et-Marne

En Seine-et-Marne, le réseau ferroviaire s'étend sur 453 kilomètres, hors lignes à grande vitesse. 
Le département compte 81 gares dont 26 gares RER.

4 lignes de RER

  • RER A (RATP) - Terminus Marne-la-Vallée / Chessy,
  • RER B (SNCF) - Terminus Mitry-Claye et Aéroport Charles-de-Gaulle 2,
  • RER D (SNCF) - Terminus Melun
  • RER E (SNCF) - Terminus Tournan-en-Brie

Les lignes Transilien (SNCF)

  • Réseaux k : vers Paris-Nord en provenance de : 
    - Crépy-en-Valois (via Mitry-Claye)
  • Réseaux P : vers Paris-Est en provenance de : 
    - La Ferté-Milon, 
    - Château-Thierry, 
    - Coulommiers (liaisons en cars depuis La Ferté-Gaucher), 
    - Provins et Troyes. 1 ligne exploitée en "navette" : Esbly / Crécy-la-Chapelle.
  • Réseaux R : vers Paris-Lyon en provenance de : 
    - Sens (et Laroche-Migennes), 
    - Montargis (et Nevers).

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Le TGV

La Seine-et-Marne accueille également 200 km de lignes à grande vitesse (TGV Sud-Est, TGV Nord et TGV Est). 

Deux gares sont desservies par le TGV : Chessy, Roissy. 
Les deux gares de Roissy et Chessy permettent ainsi de rejoindre :

  • Marseille en 3h30, 
  • Lyon en 2h00, 
  • Lille en 1h00, 
  • Reims en 30 minutes, 
  • Metz et Nancy en 1h15, 
  • Strasbourg en 2h30, 
  • Bruxelles en 2h00 
  • Londres en 3h30.

La Seine-et-Marne accueille sur son territoire l'un des plus importants aéroports internationaux : Roissy-Charles-de-Gaulle.

Chaque année : plus de 21,5 millions de passagers au départ et autant à l'arrivée, plus de 233 000 avions au décollage et autant à l'atterrissage. A cheval sur notre département et ceux du Val d'Oise et de la Seine-Saint-Denis, la plateforme aéroportuaire de Roissy compte plus de 700 entreprises qui emploient 78 000 personnes au total dont 11 700 Seine-et-marnais, soit 15% des actifs. Plusieurs lignes de bus départementaux permettent de se rendre à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. 

A cet immense aéroport, s'ajoutent neuf aérodromes répartis sur l'ensemble du territoire :

  • Nangis-Les Loges
  • Fontenay-Tresigny
  • Moret-Episy
  • Coulommiers-Voisins
  • Chelles-Le Pin
  • Lognes-Emerainville
  • Meaux-Esbly
  • Melun-Villaroche
  • La Ferté-Gaucher

L'Etat est propriétaire de tous les aérodromes de Seine-et-Marne, à l'exception de Moret-Episy et de Fontenay-Tresigny dont les terrains appartiennent aux aéroclubs gestionnaires. 
La plupart des aérodromes de Seine-et-Marne sont ouverts à la Circulation Aérienne Publique (CAP), à l'exception de celui de Melun-Villaroche qui est réservé aux avions d'Etat et de la Ferté-Gaucher qui était réservé au parachutisme et aux avions de servitude et qui est aujourd'hui fermé.
Le District Aéronautique d'Ile-de-France s'occupe du contrôle aérien, ainsi que du fonctionnement technique et de l'exploitation des aérodromes appartenant à l'Etat. Le Service Technique des Bases Aériennes (STBA), service de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), délivre des Autorisations d'Occupation Temporaire (AOT) aux sociétés désirant s'implanter sur les aérodromes (qui paient une redevance) et s'occupe de l'entretien des pistes