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Une plus grande mixité professionnelle au Département

Angélique Soyer, contrôleuse de travaux à l'ARD de Meaux-Villenoy
À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, le Département de Seine-et-Marne donne la parole à deux femmes qui ont spontanément voulu parler de leurs métiers traditionnellement exercés par des hommes. Rencontre.

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Égalité et mixité professionnelle, des enjeux prioritaires

Chaque année, le Département publie un rapport égalité femme-homme pour dresser le bilan sur sa politique managériale en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ecart salarial, effectifs, pourcentages des fonctions d'encadrement supérieur... Le dernier rapport, publié en novembre 2020, présente les actions et les résultats de la collectivité sur l'année écoulée. 

L'un des axes forts du Département : favoriser la mixité professionnelle dans les métiers et filières à dominante masculine. Les routes, l'architecture des bâtiments et des collèges... Autant de secteurs où les hommes étaient traditionnellement majoritaires qui le sont moins depuis plusieurs années, grâce à une politique managériale responsable et volontariste.

La parole aux femmes

Rencontre avec deux femmes réalisant un métier traditionnellement exercés par des hommes : Angélique Soyer, contrôleuse de travaux, et Marylène Vergnol, gestionnaire des espaces naturels et sensibles.

Aujourd’hui, les mentalités ont bougé. Il n’y a pas de barrières. Avec de la détermination, on peut très bien y arriver en tant que femme ».

Angélique Soyer, contrôleuse des travaux à l'ARD de Meaux-Villenoy

Passionnée par les chantiers depuis son enfance, Angélique Soyer travaille aujourd’hui à l’Agence routière départementale de Meaux-Villenoy en partenariat avec son service ingénierie, comme contrôleuse des travaux après 7 ans d’expérience professionnelle dans une entreprise privée. Véritable chef d’orchestre du chantier, le contrôleur des travaux vérifie et surveille la bonne exécution des travaux en termes de qualité, de coût et de délai. Un métier à dominante masculine, « si on compte le nombre de femmes et d’hommes qui exercent la profession », précise Angélique.

« La majorité de mes interlocuteurs sont des hommes, mais cette dominance ne se ressent pas car je n’ai aucune difficulté à me faire une place », explique-t-elle. « Il m’est arrivé de rencontrer sur le terrain d’autres femmes, comme ce fut le cas sur le chantier de la route départementale RD 212 pour lequel le maître d’art et son stagiaire étaient des femmes. Quelle surprise ! J’étais très contente. », se réjouit-t-elle.

Bien que peu de femmes exercent ce métier - « sur une classe de 30 étudiants pendant mes années BTS, j’étais la seule femme » - Angélique n’a eu aucune difficulté à s’intégrer dans le milieu et à réaliser le métier qu’elle souhaitait faire depuis son enfance : « Aujourd’hui, les mentalités ont bougé. Il n’y a pas de barrières. Avec de la détermination, on peut très bien y arriver en tant que femme ».

Je travaille au quotidien avec des chefs d'entreprises, techniciens, bûcherons, etc. Tout se passe très bien, même si il est vrai qu'à l'époque, quand j'ai débuté, j'ai dû faire ma place. »

Marylène Vergnol, gestionnaire des espaces naturels et sensibles

À la suite d’un stage de fin d’études, Marylène Vergnol travaille depuis 1979 au Département. Après diverses missions notamment de laborantine, d’étude et d’entretien de cours d’eau, d’aménagement d’espaces naturels, elle intervient depuis 2019 en tant que gestionnaire des espaces naturels et sensibles (ENS) au sein de la direction de l’eau, de l’environnement et de l’agriculture (DEEA) en complément de sa mission de référente trame verte et bleue.

Définir et contrôler la bonne exécution des travaux d’entretien des ENS du Nord Seine-et-Marne, protégés par le Département, en étant en contact avec les techniciens, chefs d’entreprise, bûcherons, chauffeurs d’engins de gestion des espaces végétalisés, c’est l’essence même de son activité.

Et aujourd’hui, la passion de Marylène pour son métier est restée intacte : « j’ai toujours été attirée par l’atmosphère du terrain, cela remonte à mon enfance quand mon père me faisait découvrir son métier », dit-elle en confidence. « Bien qu’au début de ma carrière, j’ai dû en tant que femme me faire une place parmi mes interlocuteurs tous masculins », ajoute-t-elle.

Jeune femme dans un milieu à dominante masculine, Marylène avait le sentiment de devoir faire plus : « je devais travailler davantage pour être crédible, pertinente et compétente en toute circonstance ».

Mais en 42 ans de carrière, « les mentalités ont pas mal changé ! » s’exclame-t-elle. « J’apprécie les relations professionnelles avec tous mes collègues qu'il soient masculins ou féminins. C'est toujours une expérience riche de pouvoir travailler avec des équipes mixtes ! ».

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